Club Namurois

du Cobaye


   

 

 

Revues

          

   Manches & Championnat en Septembre, Octobre, Novembre, & Décembre   

 

 

 Trimestriel - 2008

 

   2008

 

Le Fauve de Bougogne

 

Rustique, précoce et prolifique.

  

C'est un très joli lapin répandu depuis fort longtemps en Bourgogne, dans le Nivernais et dans certains départements du Centre.

  

Ses nombreuses qualités lui ont rapidement valu une très grande notoriété et le Fauve de Bourgogne est maintenant une des races les plus recherchées tant en France qu'à l'étranger. 

D'une taille dépassant la moyenne, bien proportionnée, d'allure ramassée, c'est une race très rustique s'acclimatant parfaitement dans les régions les plus septentrionales comme dans les régions méridionales. 

Prolifique, le Fauve de Bourgogne l'est aussi et les jeunes lapereaux s'élèvent sans histoire.

 

Le Fauve de Bourgogne qui est, comme toutes les races moyennes, très précoce, se reproduit dès 6 mois mais il est à conseiller d'attendre 8 mois avant de procéder aux premières saillies: les résultats n'en seront que meilleurs.

Mâle - Photo patch12

  

  

La peau de cette race était jadis très recherchée par les apprêteurs en raison de la forte densité de son poil. 

Celui-ci était également payé fort cher en chapellerie où il servait pour la confection des feutres de première qualité et l'Italie était, pour nos cuniculteurs d'il y a 20  ans, une des principales sources de débouchés.

 

La chair du Fauve de Bourgogne est parmi les meilleures: fine, serrée et moelleuse tout à la fois, elle est de toute première qualité et le poids de cette race (environ 7 à 8 livres) en fait, en raison de sa précocité, une des plus intéressantes parmi les races d'utilité et de rapport.

  

Femelle - Photo patch12

Voici, brièvement résumé, le standard de cette race :

  

Apparence : aspect calme et tranquille. 

                  Proportions régulières, formes harmonieuses, 

                  larges, fortes et ramassées.

                  L'ensemble dénote la vigueur et la santé.

 

Tête:           forte et large chez le mâle, fine et plus allongée

                  chez la femelle.

 

Oeil:            bien ouvert, de grandeur moyenne; iris gris marron, 

                   pupille bleu très foncé dans les deux sexes.

  

Oreilles:       fortes, bien ouvertes, mais légèrement bombées

                  du côté de la face interne, se touchant à leur base.

                  Longueur moyenne : 13 centimètres.

   

 

 

Cou: gros et court dans les deux sexes.

 

Pattes: courtes et fortes.

  

Fanon: nul chez le mâle, toléré peu développé chez la femelle.

 

Queue: moyenne, droite, collée contre la croupe.

 

Poids: mâle adulte : 3 kg 500. Femelle adulte : 4 kg 500.

 

Couleur: 

 

La couleur générale est d'un jaune fauve chaud uniforme. 

L'œil est cerclé de blanc pâle se fondant avec le fauve. 

Les cils sont plutôt foncés. 

Le dessous de la tête est généralement d'un blanc pâle, qui va en diminuant jusque derrière les mâchoires et formant ainsi sur les côtés du cou une ligne de séparation entre la tête et les épaules. 

Le dessous des pattes, du ventre et de la queue est blanc, sauf la partie interne des cuisses qui est légèrement fauve. 

Les oreilles sont fauves dans leur partie externe mais pourvues intérieurement de poils blancs très courts et peu fournis.

 

Défauts : 

 

1° Formes allongées, minces

2° Oreilles tombantes

3° Fanon chez le mâle, exagéré chez la femelle

4° Couleur fauve non uniforme parsemée de poils blancs 

5° Taches blanches sur le nez ou les oreilles

6° Partie blanche trop grande, se voyant trop, blanc trop vif

7° Barres blanches ou claires sur les pattes

8° Poids inférieur à 3 kg 500 chez les adultes.

 

Bien que l'élevage du Fauve de Bourgogne soit, en raison de sa rusticité, sans grande difficulté, nous ne répéterons jamais assez qu'il est indispensable de prendre, avec l'apparition de la myxomatose et la recrudescence de la Coccidiose, certaines précautions, d'ailleurs générales pour tout élevage de lapins. 

  

Excellente alimentation, hygiène stricte, vaccinations préventives contre ces deux fléaux, sont à la base du su

 

 


 

LE GEANT BLANC DE BOUSCAT 

 

 Sachez quel est votre but.

 

« En toutes choses, il faut considérer la fin », a dit avec raison le bon La Fontaine.

 

Cette logique s'impose impérieusement lorsqu'on commence un élevage de lapins.

 

Malheureusement trop de débutants oublient cet adage et adoptent une race au gré d'une rencontre, de la réclame ou de leur fantaisie.

 

- Si vous vous lancez dans la cuniculture dans un but sportif, adoptez une race de fantaisie ou créez de nouveau Rex aux toisons de velours.

 

- Si vous avez beaucoup de loisirs et de persévérance, un clapier chaud et sec : essayez l'élevage de l'angora.

 

- Si votre but est tout simplement d'obtenir pour votre table une gibelotte par semaine et que votre famille ne soit pas nombreuse : adoptez le Fauve de Bourgogne, petit lapin dodu et précoce, d'un élevage facile.

 

- Si vous avez installé un clapier modèle en cages modernes grillagées, donnez la préférence au Néo-Zélandais, bas sur pattes, moins lourd que les races géantes et très adapté à l'élevage sur grillage sans risquer le mal aux pattes.   

 

 

Mais si votre but est d'obtenir le maximum de bonne chair ...

 

... dans le minimum de temps, je ne saurais trop vous recommander le Géant blanc du Bouscat, qui est un peu, parmi les races de lapins, ce qu'est la Leghorn parmi les pondeuses.

 

C'est un des lapins les plus avantageux tant comme chair que comme fourrure.

Celle-ci est très belle, serrée, d'un blanc pur, de première qualité.

La peau est lourde et de vente facile.

On sait que les peaux blanches font prime sur le marché et celles du Bouscat sont les préférées.

 

Quant à la chair, elle est excellente surtout si l'on a soin de donner à manger aux sujets, quinze jours avant de les sacrifier, des plantes aromatiques : genièvre, thym, serpolet, céleri, fenouil, persil, romarin, etc..

 

D'ailleurs, l'éloge de cette race n'est plus à faire, car sa vogue est sans cesse croissante en France et à l'étranger.

 

C'est une des plus belles créations de la cuniculture française.

 

 

Origine:

 

Originaire de la Gironde, le Géant blanc du Bouscat fut obtenu en 1906 par Mme Dulon qui habitait le Bouscat.

 

Il fut d'abord  baptisé « lapin herminé ».

Sa créatrice le nomma ensuite : lapin Géant blanc du Bouscat, unissant ainsi dans cette appellation sa taille, sa couleur et son lieu d'origine.

Il fut exposé pour la première fois à Paris par Mme Dulon en 1910.

 

L'ensemble fut harmonieux : l'oeil rose, la tête forte, plus fine chez la femelle, les oreilles assez longues, tenues très droites.

La fourrure blanc immaculé a des reflets argent.

Le fanon apparaît chez la femelle vers 15 à 18 mois.

Il est toléré chez elle, mais proscrit chez le mâle.

 

Le poids varie de 5 kg 500 à 6 et même 7 kilogrammes à 8 mois.

 

 

Qualités:

 

C'est un lapin très rustique qui n'exige aucun soin particulier.

 

Mais il faut évidemment lui procurer une case en rapport avec sa taille.

Mes cases ont toutes O m 75 de profondeur (afin de faciliter les soins de la litière et la visite des nids) et 1 mètre de façade pour chaque femelle, 1m,50 par bande de 10 à 12 jeunes au sevrage (60e jour).

 

Les planchers sont en bois dur à claire-voie, laissant passer crottes et urine, ce qui est important pour que ces lapins à fourrure immaculée ne se tachent pas en jaune.

Une couche de sable ou terre sèche reçoit les déjections et ce fumier est porté chaque semaine le samedi au pourrissoir et remplacé par de la terre sèche.

 

Je ne superpose jamais les cases.

 

 

Le lapin Géant blanc du Bouscat est extrêmement prolifique.

 

Je mets toujours une lapine commune au mâle en même temps qu'une femelle Bouscat, afin de lui confier le supplément des petits, car je n'en laisse que 6 à la mère Bouscat, 7 au plus, afin de n'avoir que de très beaux sujets. 

 

Le Géant blanc du Bouscat produit un maximum d'excellente chair dans le minimum de temps.

Il pèse facilement 3 kilogrammes à 3 mois lorsqu'il est bien nourri.

 

J'ai obtenu ce poids sans aucun aliment complet, avec seulement parties égales de son-avoine-orge le matin, foin en râtelier et une poignée de bonnes verdures le soir (principalement luzerne), eau de boisson en abondance.

 

Tout éleveur de Bouscat a intérêt à adhérer à l'A. E. G. B. B. (Association des Éleveurs de Géants Blancs du Bouscat), organisation fondée en février 1927.

Elle donne des adresses d'éleveurs à pedigree, procure les bagues, les fiches pour pedigree et tous les renseignements nécessaires.

 

 

Le Bouscat est d'un naturel gai:

 

Avant d'habiter la Normandie, j'ai eu autrefois, en Franche-Comté, un clapier modèle de Géants blancs du Bouscat que les gens du pays avaient baptisé : le clapier bleu musical.

 

En effet, me basant sur ce que la couleur bleue est calmante pour les nerfs et, de ce fait, galactogène, j'avais peint tout ce clapier intérieur (installé dans une ancienne bibliothèque) en bleu et je dois dire que jamais je n'ai eu d'aussi bonnes nourrices que dans ce clapier bleu.

 

De plus, me souvenant que les bergers suisses sifflent des airs à leurs vaches quand ils les traient et que la phonothérapie est aussi efficace pour les animaux que pour les humains, j'avais installé un gramophone au milieu, du clapier et tous mes élèves mangeaient en musique.

 

J'avais même, vous aurez peut-être de la peine à me croire, une lapine Bouscat qui affectionnait particulièrement un certain disque de rumba, et dès qu'elle l'entendait, elle se mettait à danser.

 


 

LE BLEU DE HAM
 

 

Origine

Belgique

Type et conformation

Corps: de longueur moyenne, dos horizontal, rectangulaire et bien charnu, épaules larges, cuisses bien développées, arrière-train bien arrondi

Pattes: fortes de longueur moyenne

Queue: longue et large

Fanon: admis chez la femelle

Poids

De 4,5 kg à 6 kg. Idéal 5,5 kg

Fourrure

Pelage long, dense, soyeux et lustré

Tête et oreilles

Tête: forte, légèrement ovoïde, front large et mâchoire bien développés. Grands yeux

Oreilles: charnues, bien velues, portées bien droites et aux extrémités légèrement arrondies. D’une longueur de 14,5 à 16 cm

Couleur de couverture

Couleur bleu ardoise moins foncée que celle du Vienne bleu. Ongles cornes.

Sous couleur

Bleue. Elle doit s’étendre le plus profondément possible.

Défauts légers

Épaules un peu étroites, tête un peu plate, couleur un peu claire ou foncée, extrémités des oreilles un peu pâles, sous couleur un peu claire

Défauts graves

Type trop court, trop long ou trop étroit, oreilles trop longues, trop courtes, trop minces, couleur trop claire ou trop foncée, couleur dépigmentée à la base


 

ANGORA NAIN

 

Pays d’origine:

Belgique

Type et conformation

L’ensemble, tout en considérant la fourrure, doit donner une image se rapprochant d’une boule et ressembler à un angora miniaturisé.

Corps: bien développé, au museau large et bien collée au corps de sorte que le cou est inapparent.

Oreilles: fines, portées légèrement en V, d’une longueur maximale de 8 cm

Poids

De 1100 g à 1500 g . Poids idéal de 1250 g

Fourrure

La fourrure est caractérisée par le gigantisme généralisé du système pileux, recouvrant tout le corps( dos, flanc, poitrine, ventre, pattes jusqu’aux doigts et la queue). Les mèches frontales et les favoris recouvrent la tête à l’exception du museau où le pelage est normal. Les oreilles, frangées, sont garnies à leur sommet d’un plumet bien fourni.

Structure et fourrure

On distingue deux catégories de poils.

Les poils de  couverture 

Les jarres, les poils les plus longs, de structure droite ayant une longueur minimum de 5 cm. Ils se terminent en une pointe fine et doivent dépasser les barbes.

Les barbes, un peu plus courtes que les jarres; sont légèrement ondulées.

Le duvet

Les poils les plus courts, les plus nombreux et les plus ondulés

Densité, longueur et attributs

Le pelage doit être aussi dense que possible. Plus il y a du duvet et plus le sujet a de la valeur. L’ensemble de la fourrure doit être aussi homogène et lustré que possible.

Couleur

Les couleurs admises chez l’Angora nain sont le blanc ( yeux rouges ou bleus), le noir, le brun et le bleu. A cause de la longueur des poils, la couleur est fortement atténuée par comparaison à celle des races à poils normaux. La couleur de couverture, située aux extrémités des poils est déterminante lors des jugements. Chez l’angora bleu, un léger voile brunâtre est toléré. La sous couleur, très diluée, doit néanmoins être visible. Sur le museau, les oreilles et dans une moindre mesure sur les pattes et la queue, c’est à dire là où les poils sont normaux ou plus courts, la couleur est plus intense.

Défauts légers

Type un peu allongé et étroit, tête un peu fine, museau un peu effilé, oreilles portées trop écartées, pattes trop fines

Fourrure un peu courte, pas assez dense, trop peu de mèches frontales, oreilles non frangées ou plumet peu développé, pattes et queues pas assez fournies, léger feutrage, fourrure un peu hétérogène.

Chez la variété blanche, léger reflet jaunâtre, une couleur légèrement ivoirée ne constitue pas de défaut.

Léger écart de couleur

Défauts graves

Type trop allongé, trop volumineux, tête trop longue ou trop fine, oreilles de plus de 8 cm.

Fourrure trop courte, clairsemée, absence ou excès de poils de jarre, absence totale des attributs raciaux, pattes normalement velues, laine trop fine, trop de feutrage, fourrure hétérogène.

Variété blanche nettement jaunâtre.

Couleur: trop de rouille, nettement impure.


 

LE STEENCONIN

 

          

 

Voilà une drôle d’appellation pour un lapin ! Au sens littéral, steenconin signifie lapin pierre .

Cette expression n’est pas très parlante, pas plus d’ailleurs que lapin pierre. Lapin de pierre ne convient guère mieux, car il s’agit bien d’un être de chair et de sang. Devrons-nous alors remonter jusqu’à l’Age de la Pierre pour trouver ses origines ? Les fossiles de lapins sont plutôt rares et de là déterminer un type de lapin rien que sur ses ossements…

Revenons donc chez nous, en des temps nettement moins lointains car ce lapin est bel et bien né ici, en ligne directe des lapins sauvages qui gambadaient dans les plaines sablonneuses de la Flandre Occidentale. De ses ancêtres il a gardé sa rusticité, sa capacité de produire des nichées nombreuses, précoces et ne réquérant pas de soins particuliers et d’un développement rapide.

A cette époque de sa domestication, il pesait 3,5 kilos et portait la même fourrure que le géant des Flandres. C’est dans ces éléments que nous allons trouver la source de son nom.

En ces temps révolus, tout se pesait et se mesurait au moyen d’ustensiles divers que les gens avaient à portée de la main; un pot, une pinte, une tasse, etc.… Bien souvent ces mesures arbitraires étaient propres à certaines régions. Dans les Flandres on se servait d’une pierre pour peser. Cette pierre avait une masse d’environ 3,5 kilos et nous voilà arrivé au lapin natif des Flandres. Avec sa fourrure gris nuancé et son poids, il était tout à fait normal que des éleveurs bien intentionnés, et peut-être un peu poète, fassent la comparaison avec leur « steen » ( pierre) mesure de poids.

Le standard initial fixa le poids à 3 kilos dans le seul but utilitaire d’obtenir une carcasse de 1,5 à 1,750 Kilos. Cela évitait également la création d’une race concurrente du géant des Flandres.

L’élevage du « Steenkonijn » prenait vite de l’extension, car les carcasses d’un tel poids étaient très prisées sur le marché de Londres.  Ce fut l’époque glorieuse où, chaque semaine, d’importantes quantités de carcasses quittaient la Belgique pour alimenter le marché londonien.

Le Steenconin a été victime de l’évolution des techniques de conservation. L’Australie, pays du Commonwealth, parvint à envoyer des lapins congelés à bas prix qui inondèrent rapidement les marchés anglais, y compris le marché londonien. La demande ne se faisant plus, le commerce fructueux du lapin avec l’Angleterre s’effondra. L’élevage du Steenconin fut presque totalement abandonné.

Depuis le Steenconin se porte tantôt bien, tantôt moins bien. Étant un digne représentant de nos races belges, il mérite tout l’intérêt que lui portent les éleveurs.

 

 ARGENTE BELGE

 

 

Pays d’origine

Belgique

Type et conformation

Lapin de belle taille aux formes pleines, bien proportionnées et harmonieuses.

Corps: plutôt allongé au dos légèrement arrondi, bien musclé

Tête: assez forte, affectant la forme d’un losange aux angles arrondis et portée par un cou fort et assez court; joues proéminentes.

Oreilles : relativement fortes, les bouts légèrement arrondis , solidement implantées, portées bien droites. Longueur de 13 à 14 cm

Pattes: fortes, de longueur moyenne, très musclées

Queue: de longueur moyenne

Fanon: admis chez la femelle mais sans exagération

Poids

De  4 à 5 kg . Femelles adultes maximum 5,5 kg

Poids idéal de 4,5 à 5 kg

Fourrure

Soyeuse, dense et lustrée

Argenture et nuance

La couleur de couverture est formée par la juxtaposition des couleurs propres aux différentes catégories de poils composant le pelage:

¨               Les poils de soutien de couleur noire sur toute la longueur

¨               Les poils de jarre dont les uns présentent une pointe blanche alors que les autres sont entièrement colorés

La proportion existant entre les poils entièrement colorés et les poils est approximativement égale, mais avec un léger surnombre de poils argentés. Cela classe l’argenté belge pratiquement dans la nuance moyenne

Uniformité et couleur de couverture

La couleur fondamentale est noire sur laquelle se répartissent, aussi régulièrement que possible les poils argentés sur tout le corps y compris la tête, les oreilles, les pattes et la queue.

Sous couleur

La sous couleur, très importante, est bleu foncé, presque noire.

Défauts légers

Léger écart dans le type prescrit, oreilles un peu minces, extrémités un peu trop pigmentées, couleur de couverture un peu foncée, couverture un peu irrégulière, sous couleur un peu faible

Défauts graves

Type trop ramassé ou tendant vers le gigantisme, oreilles trop fines, couleur de couverture hétérogène, extrémités trop foncées, tête plus foncée que le reste du corps, ensemble farineux ou charbonné, nez blanc, absence de sous couleur ou sous couleur très faible, base de la sous couleur blanche.

 

 

 

LA FAVEROLLES

  

La poule Faverolles.

Dispensatrice de poulets énormes et savoureux, la race de Faverolles possède une rusticité et une précocité remarquables. 

 

Ses œufs à coquille rosée pèsent de 55 à 70 grammes et sont d'excellente qualité. 

 

Convenant tout aussi bien pour l'élevage fermier que pour l'élevage industriel en batteries, la Faverolles est une de nos meilleures races françaises.

 

  

Originaire d'Eure-et-Loir et, plus précisément, de la région située entre Dreux et Houdan, elle doit son nom à la pittoresque bourgade de FAVEROLLES, centre de l'aire géographique qu'elle partage d'ailleurs intimement, nous allons le voir, avec la Houdan, à la fois sa voisine et sa parente.

 

La FAVEROLLES descend en effet de la Houdan, fort ancienne et autrefois fort répandue dans cette région, qui englobait à la fois l'ouest du bassin parisien, limitée au nord par la haute Normandie et touchant à l'ouest et au sud aux confins du Perche et de la Touraine. 

   

Elle est le fruit du croisement successif de la Houdan avec les coqs Brahmas et parfois également Cochinchinois et Dorkings. 

Elle garde du coté maternel, c'est-à-dire du côté Houdan, les cinq doigts bien séparés, les favoris bien fournis et la qualité de chair propres à cette race.

Elle a hérité, par contre, du côté paternel, le volume et le poids, apanages des races à sang asiatique.

 

De cette alliance est sortie, vers la fin du siècle dernier, une race maintenant bien fixée, bien typique, avec sa "tête de hibou", ses tarses blancs rasés et emplumés,  ses cuisses bouffantes, son camail bien garni, donnant à l'ensemble de cette belle volaille une allure caractéristique que connaissent bien les amateurs, et ils sont nombreux, d'une de nos plus jolies races nationales.

 

   

 

La fixation de la race de Faverolles ne peut plus maintenant être mise en doute car elle se reproduit très semblable à elle-même dans sa variété type qui est la variété saumonée.

Chez elle, le coq a le plumage du coq Brahma foncé, appelé aussi Brahma inverse, ou encore celui du Dorking argenté, rappelant par cette ressemblance l'origine de sa création.

La poule a le camail et tout le dessus du corps marron foncé, le dessous restant cependant blanc, et le plastron ainsi que les cuisses et l'abdomen blanc également mais très légèrement teinté de marron.

 

Dans la variété herminée, coqs et poules doivent avoir le plumage des anciens Brahmas herminés, c'est-à-dire fond blanc irrégulièrement parsemé de noir et de gris, le camail, rayé de noir, rappelle celui, très connu, de la Sussex.  

Il existe également des variétés unies Bleu, Noir, Fauve et même blanches mais celles-ci sont beaucoup moins bien fixées et en têtes de souches plus rares, trop insuffisantes pour qu'il soit permis d'affirmer qu'elles peuvent se perpétuer semblables à elles-mêmes. 

  

La race de Faverolles possède une rusticité et une précocité remarquables. 

Il n'est pas rare de voir des coquelets avoisinant les 4 livres dès l'âge de3 mois. 

Le sang asiatique lui a toutefois donné une certaine lourdeur qui fait que cette race, un peu sédentaire, moins vive que la Houdan, convient mieux aux exploitations où la nourriture est distribuée abondamment qu'à celles où les volailles doivent en trouver la   plus grande partie loin de leur poulailler. 

 

 

C'est la poule rêvée des élevages familiaux.   

  

Au point de vue ponte et incubation, la race de Faverolles prouve là aussi son ascendance asiatique, ses œufs, à  coquille rose, sont d'excellente qualité et pèsent de 60 à 70 grammes. 

Cette ponte est moyenne, comme en général celle de toutes les races dites a à deux fins. 

   

La Faverolles est une excellente couveuse, très douce, très calme et bonne meneuse, ses poussins s'élèvent très facilement et leur précocité est aussi remarquable que celle de leurs parents.

  

Son élevage ne souffre aucune difficulté, encore qu'elle affectionne plus particulièrement les climats secs et les sols légers de préférence aux régions humides à terres lourdes.

  

Cette belle race est actuellement très recherchée pour la réalisation de croisements à première génération en vue de l'élevage en batterie et les croisements Faverolles-Sussex, Faverolles-Rhode­Island, Faverolles-Gâtinaise, Faverolles-Bresse blanche font actuellement primes dans l'élevage industriel.

  

Nous souhaiterions voir se développer l'élevage de cette excellente race Française à l'état pur, c'est-à-dire dans sa variété type Saumonée, car par son volume, sa forme, sa couleur et ses grandes qualités, la Faverolles constitue l'un des plus beaux fleurons de    notre patrimoine avicole.

 

 

D'après Julien BESSELIEVRE - "Rustica" - .

 


 

 

 

LA NÈGRE-SOIE.

Les origines de notre poule domestique remontent loin.

Elle déri­verait du coq et de la poule Bankhiva, connus de haute anti­quité dans les Indes.

  

Les auteurs classiques mentionnent déjà nombre dé variétés créées ou fixées par il intelligence humaine.

sélection naturelle ou mutation et, lorsqu'elles étaient avantageuses ou originales, leur élevage a été poursuivi

 

 

Sur une aire aussi vaste, des variétés spéciales se sont produites par

Ainsi a-t-on pu noter, au cours des âges, des races montrant des particularités inattendues.

Dans ce domaine original, se rassemblent les races gallines, frisée, soyeuse et nègre.

   

 

 

 

 

Les deux premières pré­sentent cette curiosité du plumage que révèle leur nom.

 

La race nègre, ou encore nègre-soie, jouit d'une certaine réputation sa présentation hors série, pourrait-on dire.

Son origine parait résulter de croisements poursuivis entre la race soyeuse et un type aujourd'hui disparu, à moins qu'elle ne dérive d'une mutation soudaine produite parmi les poules soyeuses.

On la retrouve dans certaines régions de l'Asie, mais non dans les zones du type asiatique pur.

 

Ces questions de berceau originel n'ont d'ailleurs aucune impor­tance.

L’essentiel c'est de savoir que la poule nègre-soie est bien fixée dans ses caractéristiques et surtout sa peau noire et son plumage blanc qui lui donnent une physionomie si particulière.

Standard:

 

Sa conformation, dans un format réduit, rappelle le type asia­tique affirmé par les Brahma, Cochinchinoises, Langshan, etc.

 

- Un cou épais se relie à un dos très court et un plastron fuyant.

- Les ailes et la queue, très courts, s'opposent aux plumes des reins et des cuisses, longues et abondantes.

- Les doigts, au nombre de 50, sont emplumés.

- Le nom de nègre-soie révèle, avec une peau noire, un plumage soyeux, une sorte de duvet très développé et blanc pur.

- Le coq présente une tête curieuse : crête frisée presque aussi large que longue, comme une couronne, coiffant la tête, au-dessus et en arrière du bec et joignant une sorte de petite huppe dirigée hori­zontalement en arrière.

- Crête, joues et barbillons de ton noir violacé.

- Oreillon de nuance bleu turquoise.

- Sur la poule, la crête et les oreillons, de nuance violacée, sont très réduits.

- La huppe, petite, ronde, portée droite, sans plume retombant sur les côtés.

- Oreillons de la même nuance que le coq.

Ces singularités donnent à ces volailles un aspect curieux, d'autant plus que la peau est noire, les os du squelette foncés.

La chair est plus foncée que celle de nos volailles françaises.

Voilà bien des attraits pour les aviculteurs sportifs.

Réussir un standard aussi rare !

 

Au point de vue pratique, c'est une pondeuse moyenne ou même médiocre mais c'est une couveuse dévouée, legs, peut-on dire, de son origine asiatique.

Elle présente un vif intérêt pour les exposants de nos expositions avicoles et comme beaucoup de races naines, pour son habileté à conduire des faisandeaux ou de jeunes perdreaux, ainsi que les poussins des races naine.

 


 

LE PIGEON CAUCHOIS

C'est également une vieille et bonne race française, originaire du pays de Caux.

 

Le Cauchois type est orné d'un plumage à maillage caractéristique.

A l'origine, seul le Cauchois maillé était reconnu.

On l'appelait, alors, le « Maillé de Caux ».

Mais il a été maintenant admis, par le standard de la race, des variétés à manteau uni et à manteau barré.

 

Il est très difficile de décrire le plumage du Cauchois, car il est formé par des plumes de couleurs très diverses, qui s'interpénètrent harmonieusement et qui donnent à ce pigeon une apparence unique.

 

 

Variétés:

 

Le Cauchois existe en trois variétés principales :

 

1° - Les Maillés;

2° - Les Unicolores;

3° - Les sujets à manteau uni et barré.

 

Ces trois variétés peuvent avoir, ou non, une bavette blanche qui est placée sur la gorge du pigeon et forme un croissant, large au milieu d'environ 4 cm.

 

Mais chacune de ces variétés principales se subdivise elle-même en plusieurs sous variétés.

  

C'est ainsi que chez les sujets maillés on rencontre des rouges, des jaunes, des rosés et des jacinthe.

Chez les sujets à manteau uni ou barré : des bleus à barres blanches et des argentés à barres blanches.

Chez les unicolores : des rouges uni, des jaunes uni et des noirs jais.

 

C'est dire quelle gamme de couleurs est offerte aux amateurs de ce pigeon, qui est certainement le plus beau, au point de vue plumage, des races dites de rapport.

 

 

Qualités. Caractéristiques.

 

Indépendamment de son apparence extérieure séduisante, le Cauchois est doué de nombreuses qualités qui en font un excellent pigeon de rapport, couvant assidûment et élevant bien ses jeunes.

 

Il est d'une taille au-dessus de la moyenne, dans la forme du Mondain, bien que moins large de poitrine que ce dernier et un peu plus haut sur pattes.

Le poids varie entre 700 et 800 g, et 650 à 700 g pour les femelles.

 

D'apparence extérieure, il semble plus fort qu'il n'est, en réalité, car son plumage est épais, long et souple, et les plumes adhèrent facilement aux mains.

 

La tête est petite par rapport aux dimensions du corps.

Le bec moyen, de couleur foncé chez les sujets à fond bleu, et claire chez les sujets argentés et les maillés jaunes.

Les mâles présentent une envergure, ailes déployées, de 85 à 90 centimètres et les femelles de 80 et 85 centimètres.

 

C'est donc l'indication que le Cauchois est vraiment un pigeon qu'on peut classer parmi les sujets de grande taille.

 

 

Les deux races que nous venons d'étudier rapidement ...

 

... sont deux excellentes races de rapport, à tous points de vue, bien acclimatées partout en France, belles et de poids raisonnable, qu'il est possible de recommander, sans réserves, aux amateurs et aux éleveurs fermiers.

 

Car ce sont deux races bien adaptées à notre sol, rustiques, prolifiques et vigoureuses.

 

Élevez sans consanguinité exagérée, et souvenez-vous qu'une forte productivité ne s'obtient qu'avec une nourriture comportant environ 50 p. 100 de légumineuses et dans de bonnes conditions d'hygiène et de logement.

 

Les pigeonneaux

 

 

Suivant vos goûts et vos ressources, achetez la totalité ou une partie seulement des couples reproducteurs que vous désirez entretenir.

Prenez-les de souches différentes et en nombre tel qu'en croisant les sujets les uns avec les autres vous évitiez tout mariage consanguin.

 

C'est là un point capital qu'il ne faut point perdre de vue.

 

       Certaines personnes assurent que chaque couvée constitue un couple.

Le fait, au contraire, est rare.

Assez souvent ce sont deux femelles, mais beaucoup plus souvent deux mâles.

 

Nous l'avons constaté maintes et maintes fois dans nos élevages, et nous sommes d'accord sur ce point avec bon nombre d'éleveurs.

A l'appui de notre assertion, nous citerons encore l'opinion de Darwin, qui dit que, chez les Pigeons, les mâles sont produits en excès sur les femelles.

Il est facile de distinguer le sexe chez les Pigeons adultes, car les mâles roucoulent et se montrent très empressés auprès des femelle.

 

Mais il n'y a aucun critérium certain qui permette de déterminer le sexe chez les Pigeonneaux.

 

Le mâle est généralement plus gros et plus lourd que la femelle.

Il a le bec un peu plus proéminent, la tête légèrement plus forte et l'allure plus fière.

Ces indications n'ont rien de précis, mais elles sont souvent justes et méritent qu'on s'y arrête.

 

Dès que vos sujets sont choisis, pour reconnaître facilement la souche, mettez-leur à la patte une bague en celluloïd, de couleur différente pour chaque provenance.

Ces bagues se trouvent couramment dans le commerce et se paient à raison de 3 francs le cent.

 

Non seulement le baguage vous permet de reconnaître la souche de chaque sujet, il vous indique encore son âge, ce qui est très utile.

 

 

Habituez vos hôtes à leur logement.

 

A avoir pratiqué cette opération, mettez les Pigeonneaux tous ensemble dans l'intérieur du Pigeonnier et fermez les ouvertures avec un morceau de grillage, afin qu'ils n'en puissent sortir.

Tenez-les prisonniers pendant une 15zaine de jours et nourrissez­les convenablement pour qu'ils se plaisent dans leur nouvelle demeure.

 

Pour leur permettre de prendre des points de repère visuels, que les ouvertures seules ne peuvent leur fournir, enlevez la porte d'entrée donnant accès dans le pigeonnier et remplacez-la, jusqu'à leur sortie, par un panneau de grillage de mêmes dimensions ou par une porte à claire-voie avec interstices suffisamment petits pour empêcher les oiseaux étrangers (moineaux, etc.) de venir jusque dans le Pigeonnier manger les grains réservés aux Pigeons.

 

Grâce à cette précaution, toutes chances de perte sont écartées.

 

Les Pigeonneaux, durant leur captivité, se familiarisent avec les lieux, s'habituent à leurs horizons et reconnaissent parfaitement leur logement à leur sortie.

 

Après leur avoir donné la liberté, distribuez-leur la nourriture, moitié dans le pigeonnier, moitié dehors.

Puis, au bout de quelques jours, distribuez toute la ration dehors.

 

Ils ne chercheront bientôt plus à quitter leur logis. 

 

 

 

Comment Loger Vos Pigeons sur un petit Espace.

 

Les Pigeons donnent de très beaux produits, même étant enfermés.

Une simple boîte grillagée constitue un logement pratique et peu coûteux..

 

 

On s'imagine à tort ...

 

 ... que les pigeons, pour réussir et prospérer, ont besoin, sinon d'être complètement libres, du moins d'avoir de grands espaces.

 

Cette opinion erronée empêche une foule de gens, notamment dans les villes et les faubourgs, où l'espace est mesuré et où il est difficile de laisser les oiseaux en liberté, de s'adonner à l'élevage du Pigeon comme agrément, ou pour en tirer profit.

 

Presque toutes les races de Pigeons domestiques ...

 

... supportent d'être tenues continuellement enfermées sans perdre de leur productivité.

 

Mais, pour qu'elles n'aient pas à souffrir des ennuis de la réclusion, il faut :

 

1 - leur accorder la somme d'espace qu'exige impérieusement la nature;

2 - tenir leur logement dans la plus extrême et la plus constante propreté.

 

Pour ce mode d'élevage, adoptez une caisse en bois du genre de celle que nous avons indiquée dans nos derniers articles; grillagez-la sur tout le devant avec un filet métallique à simple torsion, et donnez-lui les dimensions suivantes : largeur 0 m. 90, profondeur 0 m. 80 et hauteur 0 m. 90.

 

Ces  dimensions que nous avons expérimentées dans nos élevages, suffisent à un couple de forte taille et aux petits d'une couvée.

 

Les oiseaux s'y portent à merveille et nous avons toujours obtenu des produits lucratifs.

 

Un préjugé, malheureusement très accrédité, tend à faire croire que les Pigeons causent des dégâts sur les toits où ils se posent.

C'est là une erreur qu'il convient de réfuter, parce qu'elle a été jusqu'alors une des causes les plus préjudiciables à l'élevage du Pigeon.

 

Observez cet oiseau de près, et vous constaterez qu'il ne fait aucune dégradation aux toitures, d'abord parce qu'il n'a pas l'habitude de gratter, ensuite parce que son faible poids ne petit occasionner le moindre déplacement des tuiles ou des ardoises.

 

D'ailleurs, nos expériences à cet égard, poursuivies durant plusieurs années, sont très concluantes.

Dans les exploitations agricoles dépourvues d'eau potable, on recueille généralement, dans des citernes construites à dessein, l'eau de pluie que l'on destine non à l'alimentation des animaux mais à la consommation domestique.

 

Poux que les eaux ne soient pas souillées par les ordures que déposent les Pigeons sur les toits, en ce cas, ayez recours à l'élevage en Pigeonnier-volière, qui est celui que nous préconisons.

 

Les conclusions à tirer de tout ce qui précède, c'est que le logement des Pigeons peut être établi à peu de frais.

 

Que son élevage ne demande pas un grand espace et qu'il peut, si l'on tient compte de toutes nos indications, être entrepris n'importe où, dans les conditions de réussite les plus favorables.

 

 

En terminant, présentons une dernière et importante observation.

 

Dans nos nombreuses pérégrinations, nous avons remarqué que bien des personnes ont la fâcheuse habitude de faire un élevage mixte, c'est-à-dire de loger en commun dans leur volière, miniature de l'Arche de Noé, des animaux d'espèces différentes, tels que Pigeons, Poules, Canards, etc.

 

Ces animaux n'ayant ni les mêmes moeurs, ni les mêmes besoins ne vivent pas toujours en bonne intelligence.

Quelques-uns, d'humeur querelleuse, attaquent les Pigeons, les empêchent de manger tranquillement et les pourchassent jusque dans leurs nids, où ils causent les plus graves désordres.

 

Ils vont même jusqu'à tuer les Pigeonneaux.

 

 

Pour toutes ces raisons, considérez comme préférable, sinon absolument indispensable, de fournir aux Pigeons un logement spécial.

 

Soit qu'on veuille mirer les oeufs, vérifier le nid, changer la paille ou s'enquérir de l'état des jeunes pigeonneaux, on a parfois besoin d'écarter, pour quelques instants, le gardien mâle ou femelle qui les couve.

Cette pratique doit se faire avec beaucoup de douceur, sous peine de voir l'oiseau effarouché ou rendu ombrageux donner, dans un louable geste de défense que nous aurions mauvais gré de critiquer, de tels coups d'ailes qu'il brise alors les oeufs ou tue les frêles oisillons que sont encore les jeunes pigeonneaux récemment éclos.

 

 

 

Approchez doucement la main, horizontalement, de façon à interposer la protection de cette main entre le coup d'aile brutal et les oeufs ou les pigeons délicats.

Procédez sans à-coups, patience et délicatesse.

L'éleveur débutant, à qui nous dédions ces quelques conseils, doit aussi apprendre à tenir un pigeon sans le faire souffrir et sans endommager son plumage, sans risquer de voir la queue de l'oiseau lui rester dans les mains et le pigeon s'évader pour ne plus reven

Quand vous avez attrapé un pigeon, appliquez vos deux mains sur ses ailes et éloignez l'oiseau de votre corps pour qu'il ne puisse s'arc-bouter avec ses pattes sur votre poitrine et se défendre.

Glissez vos mains le long des ailes jusqu'à la queue.

Assurez alors dans votre seule main gauche : ailes, queue et pattes, votre main droite restant alors libre pour vérifier sa conformation, ou manipuler l'emballage, si vous désirez l'enloger.

 


 

triganino bronzé ecaillé

    
                         
triganino bronzé ecaillé

Triganino
STANDARD

Aspect général
Vif, élégant, court, port horizontal, la queue est légèrement relevée, doit avoir la forme d’une petite barque (barchetta ), aplomb vertical et droit.

Tête
Assez fine, légèrement convexe.

Bec
Moyen, de couleur correspondante à la variété.

Yeux

Et tours d’yeux
De coq, avec des tours d’yeux nets allant du blanc au rosé.

Cou
Assez long, vertical, fort et plein, bien soudé au corps.

Poitrine
Large, pleine et arrondie, vu de profil il ne doit pas y avoir de coupure avec l’abdomen.


Dos
Horizontal, large, effilé vers l’arrière.

Ailes
Plutôt courtes, boucliers larges, bien serrées couvrant le dos, portées sur la queue sans atteindre l’extrémité.

Queue
Courte, compacte, serrée, légèrement relevée.

Plumage
Bien fourni, souple mais plaqué.

Pattes
Plus longues que la moyenne, droites, cuisses bien visibles.


 


 

Bassette

 

  

Fin du siècle dernier, une poule de petite taille était propagée dans la région liégeoise et dans le sud du Limbourg belge.

Elle se perpétuait dans toute cette région à l’état non sélectionné et on lui donnait communément la dénomination de “ BASSETTE ” ou de “ BASSETTE LIEGEOISE “  .  Il faut souligner ici que l'appellation “ BASSETTE ” est typiquement liégeoise et désigne en wallon liégeois une volaille naine, donc une volaille de petite taille, sans désignation de race.  Feu Jean DENIS, un des pionniers de l'aviculture et de la cuniculture liégeoise nous a maintes fois raconté qu'il se rappelait très bien de cette petite poule excessivement sauvage et avide de liberté.  On croyait à l'époque qu'elle avait été obtenue par croisement d'une petite race locale avec des “ poules anglaises“ .  Elle était très recherchée pour l'élevage des faisans et des perdreaux. 

Notre regretté peintre animalier et très grand connaisseur, Maître René DELIN , la décrivait sous des parures très diverses, en spécifiant néanmoins qu'on la rencontrait surtout sous un plumage possédant beaucoup d’analogie avec celui de la caille, variété que l'on désigne aujourd’hui par “ caille claire“ .

Des écrits datant d'avant la première guerre mondiale la décrivent comme une volaille très vive, crête simple et oreillons blancs.  Certains auteurs citent déjà les variétés dorée, argentée, coucou, noire, blanche, fauve et mille-fleurs.  Certaines étaient à pattes bleues, d'autres à pattes blanches.  Pondeuse extraordinaire (pour l'époque) d’œufs atteignant déjà 40 et 45 grammes, rustique par excellence, elle était aussi une couveuse remarquable.  En 1914, suite aux restrictions amenées par la guerre, sa vogue alla encore en augmentant et c'est ainsi que feu William COLLIER de Bruxelles entreprit sa sélection pour en faire une race stable, en recherchant avant tout d'améliorer encore ses qualités utilitaires.  En février 1917 fut fondé à Bruxelles le Club de la Poule “ Bassette“ .

Toujours sous la direction de William COLLIER, une nouvelle sélection fut entreprise dès 1927.  Elle s’orienta vers une volaille plus grande, plus volumineuse et plus massive, pour aboutir finalement à une demi naine, chez laquelle on rechercha les qualités utilitaires que nous connaissons encore aujourd'hui.  En décembre 1930, MM.  René DELIN, Frans VAN HOUT et William COLLIER élaborèrent un premier projet de standard.  Ce dernier fut finalement approuvé par la F.N.S.A.F.  le 12 janvier 1932.

Entre 1955 et 1957, un nouveau projet fut élaboré et transmis à la Fédération nationale. C'est le 1 7 février 1957 qu'il fut approuvé, en rendant à la race son ancienne dénomination de Bassette Liégeoise . Le 25 mai 1963, le Congrès des Juges, organisé à Tongres, fixa le poids définitif de la Bassette Liégeoise  à 1000 grammes pour le coq adulte et à 900 grammes pour la poule adulte. Il l'immortalisa d'ailleurs sous cette robe sur une aquarelle .

STANDARD

Apparence générale :

Petite poule de taille MI-NAINE, d'apparence plus ou moins basse sur pattes, mais sans exagération, au corps long, bassin bien développé et bas et possédant tous les attributs d'une bonne pondeuse du type de l’ancienne poule du pays, queue bien développée, allure vive.

Propriétés :

La Bassette Liégeoise  est une volaille pouvant très bien convenir pour les parquets restreints, mais elle se plaît cependant davantage quand elle dispose d'une certaine liberté.  La race est d'instinct assez familier.  Sa rusticité est extraordinaire. 

Très bonne pondeuse, sa production en œufs peut varier de 125 à 180 œufs de très belle grosseur, d'un poids normal de 42 grammes et pouvant aller jusqu'à 48 grammes.

Le jaune est particulièrement gros.  Elle est une pondeuse hivernale satisfaisante. La Bassette Liégeoise   convient également très bien comme couveuse.  Ses poussins s’élèvent sans la moindre difficulté.

POIDS

Coq adulte 1000 grammes Poule adulte 900 grammes Coq jeune 900 grammes Poule jeune 800 grammes

DESCRIPTION DU COQ

Port : corps quelque peu allongé, l’avant redressé sans que la poitrine soit proéminente Taille : demi naine

Tête : relativement grande Crête : simple, relativement grande, épaisse, régulièrement dentelée, de cinq à six dents de préférence, le lobe arrière suivant l'inclinaison de la nuque, de fine texture, rouge vif Bec : fort, bleuâtre jusque corne foncée suivant les variétés

Œil : grand, vif, foncé (brun noir)

Face (joues) : lisse, rouge vif

Oreillons : blancs, triangulaires à coins arrondis, lisses

Barbillons : allongés, bien développés, arrondis, de texture fine, rouge vif

Cou : de longueur moyenne, peu incliné et un peu porté en avant

Camail : bien développé, descendant jusqu’aux épaules

Poitrine : large et profonde, bien arrondie

Dos et reins : long, large, incliné vers l’arrière, lancettes du dos et des reins bien développées

Ailes : longues, serrées au corps Abdomen : bassin large et bien développé, abdomen bien descendu

Queue : semi-ouverte, portée obliquement, grandes faucilles larges et bien courbées, petites faucilles modérément courbées, rectrices bien développées

Jambes Cuisses : de longueur moyenne, apparentes sans être saillantes

Tarses : lisses, relativement courts, de teinte bleu-plomb à ardoise selon les variétés

Doigts : forts, de longueur moyenne, au nombre de quatre

Ongles : couleur corne

DESCRIPTION DE LA POULE

Les mêmes caractères que chez le coq, sauf  Tête : plus petite et plus fine

Crête : simple, régulièrement et finement dentelée, bien développée et de préférence penchée sur le côté, rouge vif

Oreillons : blancs, peu développés, parfois légèrement bleutés

Barbillons : plus réduits, mais malgré tout bien développés, bien arrondis, rouge vif

Camail : bien développé

Dos et reins : dos long, incliné vers l’arrière

Abdomen : bas, très développé, conformation type bonne pondeuse, partie duveteuse bien développée et bien arrondie

Queue : semi-ouverte et portée obliquement sous un angle de 45° Tarses : relativement courts

Défauts légers :

Un peu de rouge dans les oreillons - yeux trop clairs - face, crête, et barbillons rouges foncés ou noirâtres chez la poule - crête trop peu développée - ailes pendantes.

Défauts graves :

Crête penchée chez le coq, oreillons rougeâtres ou trop peu développés chez le coq, face noirâtre chez le coq , traces de jaune dans le bec, les tarses ou l’épiderme , dos trop court et étriqué, abdomen peu développé chez la poule , queue portée trop droite, trop peu développée ou pincée , taille trop réduite ,trop haut sur pattes.

Disqualifications :

Traces de jaune dans le bec, les tarses ou l'épiderme; Oreillons rouges; Queue d'écureuil ; Absence d'abdomen chez la poule ;Tarses emplumés; Manque de volume et de poids ; moins de 800 grs chez le coq adulte et moins de 700 grs.  chez la poule adulte; Yeux verdâtres ;Tarses olives.

Variétés reconnues :Blanche, noire, bleue, fauve.

Dorée (black-red), caille foncée, caille claire, caille argentée foncée, caille argentée claire, faisane dorée et argentée, fauve à queue noire, herminée blanche ou fauve.  Toutes les autres variétés bien définies peuvent être admises.

L'appellation “ autres couleurs " n'est pas tolérée.

 


 

LE BARBU D'ANVERS

 

             

Introduction

Le Barbu d'Anvers trouve ses ancêtres dans les volailles naines et mi-naines barbues qui existent depuis plusieurs siècles dans le nord et le sud des anciens Pays-Bas.

Déjà au 17ème siècle, le peintre Albert CUYP représente des poules barbues de la variété caille sur ses peintures.

Les écrits qui le concernent sont rares. On soit cependant avec beaucoup d'exactitude qu'une petite poule barbue existait à l'état non séctionné en Belgique dans le courant du siècle dernier. Le peintre animalier René DELIN possédait un ouvrage français, édité à Paris en 1617, dans lequel on citait cette poule barbue, mais on lui attribuait les Pays-Bas comme habitat. Il faut certainement prendre cette indication au sens très large puisque le même ouvrage, en décrivant la variété « coucou », spécifait que cette couleur portait le nom de Barbu d'Anvers.

Cette race devait certainement etre très rustique pour s'être perpétuée avec ses caractères principaux à une époque où les expositions n'encourageaient point l'élevage. Fatalement elle s'est alliée à d'autres races, mais sans perdre ses caractères propres de race naine et barbue.

En 1881, La Perre de Roo en décrit la variété "coucou"  ce qui fait dire à bien des auteurs que c'est cette variété qu'il faut considérer comme plumage type.

C'est vers 1890, moment où les expositions commençaient à évoluer favorablement en Belgique, que l'on commença réellement et sérieusement à s'intéresser à cette petite poule barbue. C'est feu L. Vander Snickt qui en était le plus chaud défenseur.

Déjà en 1895, lors d'une exposition avicole à Bruxelles en dénombra 51 Barbus d'Anvers. Au catalogue de l'exposition de l'UA. de Liège de juillet 1895 on trouve également une belle collection en coucou et en noir.

Dès cette époque, le Barbu d'Anvers va faire son chemin ......

Pendant qu'à Anvers ce sont MM. E. Van Hérendael, Vincent Meeus, Lucien Putzeys et Eugène Achten qui entreprennent sa sélection au départ de sujets assez ressemblants achetés s ur le marché aux oiseaux sur la Grand Place de Bruxelles; dans la capitale et ses environs ce sont MM. L. Vander Snickt, Michel van Gelder, Robert Pauwels, René Delin, Eugène Crèvecoeur, Georges Schaetsaert, Maurice de Villers du Fourneau, Adrien Groverman et L. Sas qui la prennent en mains dès le début de notre siècle et très vite le Barbu d'Anvers fait fureur dans toutes les expositions du pays.

Michel van Gelder recherche en Belgique, en France, en Hollande et en Allemagne tous les spécimens qu'il était possible d'obtenir en barbues, puis au départ de ces poules hétéroclites et disparates on va pratiquer un élevage CONSANGUIN très poussé, même entre frère et soeur. Le résultat ne se fera pas attendre. Très vite ces accouplements auront pour conséquence de fixer les caractères essentiels.

Le Barbu d'Anvers que nous connaissons aujourd'hui était né.

En 1904 est fondé à Bruxelles le « Club Avicole du Barbu Nain », à là tête duquel nous trouvons en plus de la brochette d'amateurs bruxellois que nous venons de citer plus haut MM. le chevalier Léon Schellekens, Paul Monseu, Ivan Braconnier, Victor Jamotte, le comte Visart de Bocarmé, FI. de Bruycker, le baron 0. Goffinet, A Georges, A.W. Gaspar ainsi que Mme Verstraete-Delebaert.

A partir de ce moment, écrire l'historique du Barbu d'Anvers, c'est en quelque sorte écrire celui de cette société le C.A.B.N. avec ses hauts et ses bas.

Très vite le Barbu d'Anvers devient notre race nationale de premier plan et en 1910, année qu'il faut un peu considérer comme celle de l'apogée de la race, une statistique faite au C.A.B.N. annonce le chiffre incroyable de 9.300 Barbus d'Anvers bagués, dont 2930 étaient inscrits au- livre des origines. Pour la seule année de 1909, en comptabilisant les expositions patronnées par ce club, il a été exposé 6890 Barbus d'Anvers pour 961 exposants. Ce sont évidemment des chiffres qui nous laissent rèveurs pour le jour d'aujourd'hui.

Autre signe de l'essor que prend cette petite poule barbue, le Club Avicole du Barbu Nain compte 465 membres régulièrement inscrits à la date du 31 juillet 1910. Ses réunions sont devenues hebdomadaires. Deux à trois conférences sont prévues mensuellement pour ne traiter que d'un seul sujet : les races barbues belges, car elles sont QUATRE maintenant : Barbu d'Anvers, Barbu du Grubbe, Barbu d'Uccle et Barbu d'Everberg. Les trois dernières nommées sont considérées commes des variétés du premier et elles ont toutes les mêmes originateurs. L'U.A. de Liège crée une section du Barbu d'Anvers affiliée au C.A.B.N. Le travail du secrétariat est devenu tellement conséquent qu'il a fallu engager une secrétaire rétribuée. De nombreuses demandes de sujets arrivent de l'étranger avec en tête l'Angleterre. Les beaux sujets se vendent à prix d'or.

Dès 1909, c'est l'exposition Universelle et Internationale de Bruxelles qui va faire une réputation à notre barbu national dans le monde entier. Un salon avicole du Barbu Nain forme en effet un réel centre d'attraction au sein de cette grande manifestation mondiale.

Dès 1909 aussi, le salon annuel du Barbu Nain se fait au sein de l'exposition internationale des Aviculteurs Belges. Lors de la première expérience au Cinquantenaire à Bruxelles, 773 Barbus d'Anvers prennent place dans une salle entièrement garnie de plantes exotiques et des orchydées du président van Gelder.

C'est le 11 mai 1905 que le premier standard du Barbu d'Anvers est officiellement reconnu par la F.N.S.A. pour la variété noire, coucou et blanche. Celui de la variété " caille" a été reconnu le 18 avril 1910. Cette variété était néanmoins exposée depuis 1906.

Mais au moment, où la race est ainsi arrivée à son sommet, une guerre brutale de quatre longues années va détruire tout ce beau travail.

La race est sauvée, mais elle ne connaîtra jamais plus le niveau d'avant-guerre.

Elle n'eut cependant pas seulement des propagateurs à Bruxelles. Anvers aussi devient un fief réputé de la race. En 1916 ses fervents propagateurs fondent dans la Métropole le club "Het Antwerps Baardkieken ".

Malgré un brutal recul de la race en Belgique, le Barbu d'Anvers deviendra néanmoins un fameux ambassadeur pour notre aviculture sportive, à l'étranger. Encore aujourd'hui elle est certainement la race la plus répandtte en dehors de nos frontières. L'Angleterre, les U.S.A., la Hollande, l'Allemagne, la France, la Suisse et d'autres pays la considèrent comme une des plus belles réussites parmi nos gallinacés domestiqués. Elle y est très populaire et dans la plupart des pays que nous venons de citer des clubs spéciaux ont vu le jour.

Très rares sont les expositions belges et étrangères où notre Barbu d'Anvers ne figure pas en bon nombre et en qualité.

 

GENERALITES

Pays d'origine: - Belgique, la province d'Anvers.

Propagation et particularités : - Assez répandue. C'est une naine à crête frisée au type ramassé et au développement volumineux de la barbe et du camail. Les ailes sont portées presque à la verticale, de telle sorte que les bouts touchent presque le sol. les Barbus d'Anvers nains sont très vifs, familiers et peuvent être tenus dans un parquet réduit. La ponte est bonne; les oeufs généralement à coquille blanche pèsent - 35 g. Les poules sont bonnes mères et bonnes couveuses.

Poids:

Coq jeune : 600 g - Coq adulte : 700 g - Poule jeune : 500 g - Poule adulte: 600 g.

Dimensions des bagues: - Coq : 11 mm - Poule 10 mm.

DESCRIPTION DU COQ

PORT : - Très relevé, fier et gracieux, le cou porté très fortement vers l'arrière.

CORPS : - Court, ramassé et large, s'amincissant vers l'arrière, l'abdomen profond, bien arrondi avec un duvet assez volumineux est caché derrière les ailes.

TÊTE : - En proportion, petite, large et assez courte, emplumage bien développé, la face de texture fine et rouge vif, cachée en dessous des favoris.

CRÊTE : - Frisée, assez petite, le devant large, la partie supérieure courbée garnie de petites aspérités, l'éperon assez court et rond, suit la courbe du cou sans la toucher.

BEC - Court, légèrement courbé, couleur suivant la variété.

YEUX: Grands, expression vive, ronds et proéminents, couleur suivant la variété.

BARBILLONS: - A peine développés, de préférence inexistants. OREILLONS: - Petits, rouges, recouverts par les favoris.

BARBE : - Très fortement développée, formée de plumes croissant horizontalement vers l'arrière de chaque côté du bec et au milieu, verticalement vers le bas, formant ainsi une barbe triple en trois parties.

COU : - Court, la partie inférieure fortement courbée vers l'arrière, passant en une courbe gracieuse à la partie supérieure pointée vers l'avant.

CAMAIL : - Épais, très rempli et fortement saillant, les lancettes sont longues et larges, elles couvrent complètement le dos. Elles doivent envelopper le devant du cou, le plus possible. Les plumes de l'arrière du cou forment vraiment une crinière.

DOS : - Très court et incliné vers l'arrière, large entre les épaules. Le camail est bien développé, la partie arrière est bien fournie.

AILES : - De longueur moyenne, portées verticalement en s'incurvant de façon que les bouts touchent presque le sol.

QUEUE : - Très haute et portée presque perpendiculairement, les rectrices à peine de longueur moyenne sont un peu ouvertes, mais se couvrent bien l'une l'autre, les tectrices modérément développées ne couvrent pas les rectrices, mais se couvrent graduellement jusqu'au camail, les grandes faucilles sont légèrement courbées et dépassent de peu les rectrices.

POITRINE : - Très large, bien arrondie et portée haute.

JAMBES: - Assez courtes, bien écartées, un peu courbées aux talons.

CUISSES: -Assez courtes, cachées en grande partie par le plumage.

TARSES: Assez courts, lisses avec des écailles fines, la couleur suivant la variété.

DOIGTS : - Quatre, assez courts, bien écartés, complètement dépourvus de plumes, couleur suivant la variété.

ONGLES: - Bien courbés, de même couleur que le bec.

PLUMAGE: - Fermé, bien serré, le duvet de l'abdomen bien plein.

DESCRIPTION DE LA POULE

Les mêmes caractères que chez le coq, sauf:

BARBE : - Très remplie et bien développée, les mêmes caractères que chez le coq, sauf que les plumes croissant en dessous sont plus larges. Cela donne l'impression qu'elle est encore plus développée et la forme triple saute moins aux yeux.

COU Assez court, très fortement courbé, porté en arrière et bien emplumé.

CAMAIL : - Très rempli, composé de plumes larges et bien arrondies, formant crinière à l'arrière.

DOS : - Courts, large entre les épaules, montant depuis son milieu vers la queue sous forme d'une ligne creuse.

AILES : - Longueur moyenne, dirigées vers le sol, mais moins verticalement que chez le coq, les extrémités un peu courbées vers l'extérieur.

QUEUE : - Courte, portée sous un angle de 45°, les rectrices très peu ouvertes, à peu près la largeur de deux rectrices, la base très large et très garnie de tectrices forme un triangle avec l'extrémité de la queue.

DÉFAUTS

Manque un peu de barbe; le corps trop long; les barbillons un peu développés un peu trop haut sur pattes; queue un peu trop ouverte; ailes portées un peu haut; manque un peu de camail; type un peu grossier; poitrine un peu plate.

DÉFAUTS GRAVES

Trop peu de barbe, crête mal formée, barbillons trop grands, oreillons visibles ou un peu trop blancs, yeux trop clairs, corps trop étroit ou trop large, faucilles trop courbées, port pas assez relevé, ailes portées trop haut, trop peu de camail, cou pas assez courbé; chez le coq : queue portée trop bas; chez la poule : queue trop ouverte, poitrine trop plate deux ongles de mauvaise couleur.

DISQUALIFICATIONS

Manque de barbe, plus de deux ongles de mauvaise couleur, mauvaise couleur des tarses, des yeux, ailes serrées, queue d'écureuil, pigment jaune dans la plante du pied ou dans la peau, oreillons blancs.

VARIÉTÉS

Toutes les variétés bien déterminées sont admises. La dénomination «autres couleurs» n'est pas tolérée.

Commentaires

Les barbus d'Anvers, de Watermael et d'Uccle  sont bien connus des éleveurs de poules naines. Le barbu d'Anvers se caractérise entre autres par le grand développement de sa barbe, de ses favoris et de son camail, ce dernier formant crinière. Il a aussi un type ramassé qui lui est propre: il est bas sur pattes, son dos est très court, sa poitrine est large et relevée; sa queue est peu développée. Le barbu d'Anvers est de taille très réduite mais les sélectionneurs ne doivent pas exagérer ce caractère. En effet, la taille ne doit jamais passer avant le type, ce dernier étant primordial. Signalons encore que les individus de cette race ont un caractère très vif, quoique très familier. La race convient parfaitement aux parquets restreints. Assez bonne pondeuse d'œufs blancs, parfois légèrement teintés, d'environ 35g, la poule est bonne couveuse. Certaines couvent même plusieurs fois par an. Les poussins grandissent sans difficultés. Lé coq possède un chant assez particulier. Le poids du coq adulte s'élève à 700g alors qu'il atteint 600g chez la poule. Il faut compter une centaine de grammes en moins dans les deux sexes pour les jeunes individus. De nombreuses variétés de barbus d'Anvers sont reconnues.

 


 

LE TOURNESIS

 

           

 

Généralités.

Apparence générale: Petite poule de taille un peu au-dessus de celle d’une volaille naine normale, d’allure vive et très alerte.

Propriétés:

Par la production de ses œufs et sa chair très fine, elle peut être classée parmi les petites races utilitaires. Elle peut aussi figurer en bonne place parmi les volailles d’agrément : l’ensemble attrayant de son plumage en fait un oiseau remarquable par sa beauté. Elle est bonne couveuse et excellente mère.

Poids:

Coq jeune: 650 grammes

Poule jeune: 550 grammes

Coq adulte : 750 grammes

Poule adulte: 650 grammes

Standard

Coq.

Tête: d’un rouge brillant, quelquefois tacheté de noir et de blanc

Camail: orange brillant se fondant en citron brillant vers le bas, les plumes autant que possible parsemées de taches noires et de paillettes blanches

Dos : acajou clair, parsemé de taches noires et blanches

Petites et moyennes couvertures de l’aile: acajou clair parsemées de taches noires et blanches

Grandes couvertures de l’aile : noires, lustrées de reflets verts métalliques, parsemées de taches blanches et acajou clair

Rémiges primaires: noires, blanches ou noires et blanches, quelquefois tachetées de bai

Rémiges secondaires:  noires ou noires et blanches du côté interne; de couleur bai ou blanche ou encore de couleur bai plus ou moins largement bordées de blanc du côté externe.

Lancettes de la selle: orange brillant, les plumes autant que possible parsemées de taches noire et de paillettes blanches.

Poitrine, cuisses et abdomen: de couleur noire , tachetée de blanc et d’acajou

Couvertures de la queue: noires, tachetées de blanc et d’acajou

Queue: faucilles et rectrices droites, lustrées de reflets verts métalliques ou blanches ou noires irrégulièrement marquées de blanc.

Port: majestueux, relevé de devant sans que le corps donne une impression fuyante

Tête: très fine

Crête: simple, droit, de grandeur moyenne, régulièrement dentelée, généralement cinq dents de texture fine rouge vif

Bec: fort, corne claire

Œil: grand, fis, iris rouge-orange

Face: lisse, rouge vif

Oreillons: peu développés, rouge vif

Barbillons: moyennement développés, bien arrondis de texture fine, rouge vif

Cou: moyennement développé, relevé et légèrement courbé

Camail: bien développé sans être bombé

Dos: de longueur moyenne, large, descendant vers la queue; lancettes de la selle bien développées

Poitrine: large, bien charnue, bien bombée

Ailes: portées bien serrées au corps, un peu descendues sans être pendantes

Abdomen: moyennement développé; partie duveteuse bien arrondie

Queue: portée à peu près perpendiculairement avec la ligne du dos. Grandes faucilles bien développées mais moyennement courbées, petites faucilles bien courbées

Cuisses: fortes, apparentes, bien visibles

Tarses: de longueur moyenne, assez lisses, blanc rosé

Doigts: quatre, le pouce dans l’axe du médian, de la couleur des tarses

Ongles: légèrement corne claire.

Poule

Tête: de ton cannelle, quelquefois tachetée de noir et de blanc

Camail: d’un ton allant du crème au cannelle, les plumes autant que possible parsemées de taches noires et blanches

Dos, selle, couvertures de l’aile, rémiges secondaires et couverture de la queue: « wheaten » teinte rappelant celle du blé mûrissant, allant du crème à la cannelle, l’ensemble parsemé de taches blanches et noires ou encore plus ou moins largement pointillé de noir et parsemé de taches blanches

Rémiges primaires: noires ou noires et blanches quelquefois tachetées de « wheaten »

Poitrine, cuisses et abdomen: « wheaten » de nuance plus foncée vers l’abdomen, l’ensemble parsemé de taches blanches et noires

Queue: rectrices noires, quelquefois marquées de brun foncé et irrégulièrement marquées de blanc, la couleur des rectrices supérieures cependant se mariant souvent à celle des couvertures de la queue.

Port: majestueux, relevé de devant sans que le corps donne une impression fuyante

Tête: très fine

Crête: réduite

Bec: fort, corne claire

Œil: grand, fis, iris rouge-orange

Face: lisse, rouge vif

Oreillons: peu développés, rouge vif

Barbillons: peu développés

Cou: moyennement développé, relevé et légèrement courbé

Camail: moins développé que chez le coq

Dos: formant une ligne un peu creuse avec la queue

Poitrine: large, bien charnue, bien bombée

Ailes: portées bien serrées au corps, un peu descendues sans être pendantes

Abdomen: bien développé sans être bas

Queue: oblique, formant un angle obtus avec la ligne du dos; semi-ouverte

Cuisses: fortes, apparentes, bien visibles

Tarses: de longueur moyenne, assez lisses, blanc rosé

Doigts: quatre, le pouce dans l’axe du médian, de la couleur des tarses

Ongles: légèrement corne claire.

Variété

Une seule, la bariolée: plumage composé des couleurs noire, blanche, acajou ou baie ou crème disposées irrégulièrement mais formant un ensemble harmonieux.

 


 

Les 15 questions que vous vous posez sur l'élevage des cailles du japon !

 

Comment appelle-t-on un éleveur de cailles ? Un Coturniculteur
A quelle famille appartient la caille du japon ? Celle des Phasianidés (comme les faisans et les perdrix)
Comment puis-je distinguer le mâle de la femelle? La femelle a la poitrine plus claire et tachetée de noir.Elle est aussi un peu plus grosse que le mâle. Celui-ci est reconnaissable par sa  gorge plus foncée ,brune( caramel.)
La caille couve-t-elle ses oeufs ? Très exceptionnellement . Il vous faudra donc utiliser une couveuse ou pourquoi pas une poule naine,vous pourrez mettre alors, jusqu'a 20 oeufs sous celle-ci !
Que dois-je leur donner comme alimentation ?

Caille blanche de l'élevage

La caille a besoin d'une alimentation très riche en protéines :

25 à 30% pour une alimentation croissance et 15 à 20% pour une composition d'engraissement.La mouture doit être fine.

(un mélange pour dindonneaux , faisandeaux , pintadeaux sous forme de miettes peut convenir)

On peut donner également maïs concassé,blé,tourteau de soja,riz cuit,etc .Un peu de verdure est apprécié.(comme les endives par exemple)Dans le cadre d'un petit élevage,on peut en fait leur donner un peu de tout si elles y sont habituées .

INFO:Le tourteau de soja présente des caractéristiques les plus proches des farines de viande en ce qui concerne les teneurs en protéines totales et en lysine. Il possède des valeurs très inférieures en calcium et phosphore, mais est six fois plus riche en potassium.C'est un aliment important entrant dans l'élaboration de presque toutes les formules aliments cailles commerciales ou industrielles.

REPRODUCTION :Nombre de femelle pour un mâle ? En général on s'accorde à dire 3 F pour un mâle pour avoir les meilleurs résultats d'un point de vue fécondité. (On peut cependant aller jusqu'à 5 ou 6 F )
Quel est l'âge de maturité chez la caille? Vers 8 semaines pour les males et vers 6 semaines pour les femelles.
Comment et combien de temps conserver mes oeufs ? Les oeufs sont positionnés à plat ou le gros bout en l'air (ou la pointe vers le bas,si vous préférez...) et retournés deux fois par jour.Ils ne doivent pas être stockés  plus de 9/10  jours avant de les mettre en couveuse. Stokez-les de préférence dans un endroit frais à environ 15°.
Quelle doit être la température interne de ma couveuse (ventilée) ?et son hygrométrie? Entre 38° et 38,5°  .Cette fourchette de 38°/38,5° semble être la plus utilisée par les éleveurs (mais les avis divergent selon les éleveurs,certains mettent un peu moins)et  un taux d'humidité de 50 à 60% .On peut augmenter le taux  à 75% - 80% les derniers jours.On ne retourne plus les oeufs à partir du 13e j. (ou 14e jour au plus tard).
L'éclosion a lieu au bout de combien de jours? Elle s'étale sur plusieurs jours : elle commence très souvent dès le 16e jour et peut aller jusqu'àu 19e jour.Les 17 et 18 e jour étant le meilleurs jours avec le maximum d'éclosion.
A leur naissance, faut-il chauffer les cailleteaux ? Oui , environ 38/39° la première semaine puis baisser régulièrement  de 4 à 5° par semaine,jusqu'à l'age de 3 semaines (24/25°) voir 4 semaines (selon t° extérieure et t° du local)
Quelle doit être la température du local d'élevage ? Disons qu' il vaut mieux éviter : moins de 15° (mue)et  plus de 35°.Elles peuvent supporter cependant des température inférieures à 15 et supérieures à 35° (et dans ce cas , importance de la ventilation si élevage dans un local et eau à volontée évidemment)
La mue peut-elle arrêter la ponte? Oui , en dessous d'environ 15/16° ,les cailles muent et on constate un fort ralentissement de la ponte voir même un arrêt de celle-ci , et ce , pendant +/- 8 semaines.
Quels sont les autres facteurs qui peuvent influencer la ponte? (en plus de la t°) - La lumière (en basse saison surtout):il faut environ 16 à 18 heures de durée d'éclairage quotidien pour un meilleur taux de ponte.

- l'alimentation : privilégier un aliment spécial pondeuse

- le stress (transport,bruit,changement de local...)

A quelle âge peut-on commencer à sacrifier  les cailles pour la consommation? En principe entre  5 et 6 semaines.Elles devraient avoir alors  un poids de 200gr.ou plus.

 

Mâle                               Couple (femelle à gauche)

 

 




 

 

                                        LA MUE CHEZ LE LAPEREAU                                    

Le lapin adulte ne fait qu'une seule mue annuelle. Celle - ci se produit lentement de mai à octobre et constitue toujours une crise qui se révèle particulièrement dangereuse pour les lapereaux. La mue juvénile se fait à l'âge de six à sept semaines . Trop d'éleveurs ne s'en inquiètent guère, il en est même qui l'ignorent. Cela tient d'une part, au fait qu'en général , la mue des lapereaux  n'est pas aussi apparente que celle des adultes: en ce qui concerne ces derniers , l'alternance des zones à poils anciens et nouveaux, est très remarquable, ce qui n'est pas toujours le cas chez les jeunes . D'autre par, ces éleveurs ne sont pas suffisamment observateurs. Chez certaines races, telle l'Argenté Belge ou Champagne, la mue juvénile est facilement observable. Jusqu'à l'age de cinq  à six semaines, ces lapereaux sont entièrement noirs puis, les poils noirs tombent, dégarnissent lentement les narines et, successivement, le front, la poitrine, les pattes et enfin tout le corps. Ils sont remplacés, au fur et à mesure, de leur chute, par des poils clairs dont l'ensemble constituera la magnifique et aristocratique livrée argentée. La première mue n'est définivement terminée, que vers l'age de 4 1/2 mois, à 5 1/2 mois et ce n'est vraiment qu'alors, qu'ils sont revêtus de leur superbe robe de couleur vieil argent. Tous les poils sont des filaments cornés dont l'élément constitutif principal est la kératine ; on y trouve en outre une matière grasse, plus ou moins colorée, de même qu'un pigment . L'analyse de leurs cendres décèle de lacide silicique, de l'oxyde de fer et de manganèse .Ces deux derniers éléments de même que la quatité de soufre contenue dans la kératine exerce une grande influence sur la coloration des poils. Des expériences ont prouvé que les poils foncés contiennent une grande portion de fer. Etant donné que la crise de la première mue se fait précisément pendant la période de croissance et  développement du lapereau (deux circonstances qui exercent une très forte quantité de matière azotée)il va de soit que ce double résultat ne peux être atteint, de manière satistaisante que :

- 1. - par la stricte observation des prescriptions d'hygiène (propreté, air, lumière)

- 2. - par l'observation des règles d'élevagerationnelles (éviter les sevrages trop hâtifs et les nichées trop nombreuses

- 3. - par une observation très stricte de laration alimentaire (distribution d'aliments sains, propres, facilement digestibles et à haute valeur protéique).

Les lapins adultes en mue, sont moins vifs, parfois tristes, manquent d'appétit et maigrissents rapidement.En ce cas, il est indispensable d'exciter leur appétit en administrant des vitamines dans l'eau de boisson,faute de quoi ,ils risquent la mort.

                                                                                                                                                                                                                                          PAR.AUREZ

L'ELEVAGE DE L'ARGENTÉ BELGE

Retenez simplement ceci :

Les couleurs de couverture d'exposition croisées entre elles coduisent généralment à l'obtention sujets trop clairs.

Il faut :

Couleur de couverture idéale (nuance) croisée avec une nuance quelque peu plus foncée. A noter que les sujets clairs ont un taux de croissance plus élevé que les sujets foncés.

Les nichées

Il est important de connaître l'évolution des lapereaux pour apprécier à leur juste valeur les nichées de cette race. Écarter les jeunes lapereaux noirs(ou les destiner à l'engraissement) dont les extrémités seraient rosée à la naissance. Par la suite, ces endroits se couvrent qénéralement de poils blanchâtres. Nous rencontrons peu ce cas chez l'Argenté belge. La plupart du temps, les extrémités deviennent trop foncées. Seule la poitrine peut être plus claire. Sélectionnez les sujets, avant l'apparition de l'argenture, sur la pureté de la couleur noire, écartez les couleurs trop claires. L'argenté belge commence a "grisonner" par le bout et l'argenture apparaît vers la 6° semaine, disons à l'époque du sevrage. Les retardataire, quand à la venue de l'argenture, auraient les meilleures sous - couleurs et l'argenture serait plus régulière. Ces lapereaux irrégulièrement argenté dans le jeune âge(zones plus claire alternant avec des zones plus foncées) deviendraient, d'après l'expérience d'éleveurs chevronnés, des sujets obtenant (pour la couleur) les meilleurs résultats. Par conséquent, ne pas hâter de les éliminer, car cette répartition irrégulière de l'argenture disparaît au fur et à mesure que les lapereaux grandissent. L'Argenté belge possède ou doit posséder normalement la belle couleur argentée à l'age de 4 - 5 mois. Notons encore que généralement le front, entre ou derrière les oreilles, sont les parties ou généralement le caractère argenté apparaît en dernier lieu parfois à la maturité sexuelle. Selon le juge belge Sartillo, l'argenté de Champagne, et par conséquent l'Argenté belge  puisque  issu du Champenois, possèdent quelques poils blancs caractéristique( une douzaine) enligne au niveau des yeux et sur le milieu du front. Ces poils poussent en sens inverse des autres poils.Cette constatation peux se faire surtout chez les jeunes sujets. Attention : le milieu dans lequel l'argenté est élevé joue un rôle important, permettant ou empêchant les qualité de s'exprimer pleinement.

                                                                                                                                                                                                           PAR H. BOUQUIAUX

 

COBAYES

                                                                     LE COBAYE SON LIEU D'ORIGNE

Le cobaye domestique porte le nom scintifique de CAVIA COBAYA. Il vivait principalement dans le nord du chili et au pérou dans la Cordillère des Andes où il a été trouvé à plus de 4000 mètre d'altitude.Lors de la découverte de l'Amérique par Cristophe COLOMB en 1492, les Incas élevaient des cobayes depuis des centaines d'années.Ils les tenaient non seulement comme animaux de maison et comme source de nourriture, mais aussi comme sujets d'offrande.                                                      

                                                                                          SES ANCÊTRES

La question se pose toujours: qui est l'aïeul de notre cobaye domestique, le CAVIA CUTLERI ou le CAVIA PORCELLUS ou les deux.

a) LE CAVIA CUTLERI.

NEHRING cite le CAVIA CUTLERI comme étant le type  primitif ayant joué un rôle important dans l'origine des cobayes domestiques. Les croisement entrepris en 1912 par W.G. CASTLE entre le CAVIA CUTLERI et le cobaye domestique agouti doré ont donnè en F 1 une descendance ayant la couleur gris brun du Cavia CUTLERI.

b)LE CAVIA APEREA PORCELLUS

Au Sud du Brésil, on trouve le PREA (cavia aperea), trés répandu et ayant une longueur de 30 cm.Dans sa région, le PARANA , ilest appelé BAHADORAT (n'a rien de commun avec le RATOBAHADO, rat des marais).Il vit en général en groupe et a une prédiclection pour les lisières des bois et les marais. Il serait la forme primitive du CAVIA APEREA d'où sont descendus nos cobayes domestiques.

 

 

          SAISON DES ACCOUPLEMENTS

A EVITER :

Père et fille  - mère et fils et surtout : frère et soeur ; car la consanguinité conduit,tôt ou tard à des débores, surtout chez les débutants. Des sujets faibles, trop jeunes, vous risquez des pontes d'oeufs non fécondés, des coquilles fragiles. Des sujets mal préparés : c'est - à - dire, n'ayant pas été traités contre les maladies les plus courantes, notamment, la trichomonase, la coccidiose, la paramyxovirose. Des sujets présentant des défauts anatomiques.

A RESPECTER :

Accouplez uniquement des pigeons de plus ou moins 10 mois, car n'oubliez pas que la pleine activité, chez les reproducteurs, se situe entre 2 et 3 ans et qu'à partir de la 4ème année, la fécondité régresse assez rapidement.Exempt de toutes infections virales, bactériennes et parasitaires, en un mot, des oiseaux sains.Les mettre en condition par une alimentation appropriée, une cure de vitamines et de sels minéraux, ainsi que quelques graines excitatives.

COMMENT ACCOUPLER :

Par expérience, j'ai retenu le système "case d'accouplement".Celui-ci s'avère le plus efficace, tant pour la facilité que pour la rapidité. En fait, il s'agit d'une case de 1 m de longueur sur 50 cm de profondeur et de 50 cm de hauteur.La case est divisée par un cadre grillagé, amovible, sur lequel sont attachés des mangeoires, afin que les futurs époux se retrouvent face à face lors de la prise de nourriture. En plus, n'ayant pas prévu de perchoirs, ils sont obligés de passer la majeure partie du temps, côte à côte,  ce qui a pour but, d'accélérer les présentations. Laissez le mâle d'un côté et la femelle de l'autre, pendant 4 jours. En général, ce laps de temps cela suffit pour faire plus ample connaissance, sans risquer, lorsque vous enlevez la séparation, de provoquer,  ni stress , ni dépaysement ,ni agressivité de part et d'autre. Après avoir surveillé leur comportement, vous pouvez les placer dans la case de reproduction, équipée d'un plateau, et pour plus de sécurité, attendre la ponte du 1er oeuf, avant de les lâcher dans le colombier. Un conseil, ne jamais admettre dans la volière de reproduction, que des couples formés et en nombre égal au nombre de cases. Surtout, veillez à ne pas avoir de mâle ou de femelle en surnombre. Bon début d'élevage.

                                                                                                                                    PAR PIERRE DECAMPS JUGE A COLOMBICULTURE     

 OPA

LES CAILLES

 

 

  • J'ai eu des naissances de cailles et j'aurais voulu savoir combien de jours il faut les laisser sous une lampe chauffante, et à quelle distance faut-il la mettre pas rapport au sol ?
    - Il faut laisser les cailles 3 semaines environ sous la lampe, un peu plus, un peu moins suivant la température extérieure. La hauteur de la lampe se règle en fonction de la réaction des poussins, mais pour les cailles, au départ, elle doit être assez basse. Cela dépend aussi de la puissance de la lampe.

  • Comment plumer des cailles ?
    * Pour plumer les cailles vous pouvez les plonger dans l'eau chaude frémissante et les plumer aussitôt après.
    * Une variante : les plonger dans la cire fondue. En refroidissant, la cire adhère aux plumes qui s'en vont ainsi facilement. La cire utilisée peut être de nouveau utilisée après l'avoir fondue à nouveau et après avoir séparé les plumes.
    * Vous pouvez aussi les plumer à sec, mais la peau a tendance à s'arracher.

  • Je fais l'élevage de cailles et j'ai eu des petits mais j'en ai qui se paralysent des pattes ; ils n'arrivent plus à marcher (ou la patte se retourne). Avez vous une solution à me proposer ?
    * Si vos jeunes cailles naissent avec les pattes écartées (ce qui est fréquent), il peut y avoir 2 raisons :
    - reproducteurs trop consanguins ;
    - mauvaise conditions d'incubation.
    * Si les problèmes de pattes interviennent beaucoup plus tard, c'est une maladie ; mais laquelle ?
    * Je pense que vous nourrissez vos cailles à l'aide d'aliments complets.

  • J'aimerais me lancer dans un petit élevage de cailles pour commencer ! Je me pose quelques questions : comment les placer (par rapport au soleil) ? Dans quel types de cage ? Aiment t'elles la compagnie ?
    - En principe, les cailles (japonaises) s'élèvent dans des bâtiments intérieurs, donc elles ne voient pas le soleil. Elles aiment la compagnie puisqu'elles s'élèvent en bandes importantes : les mâles peuvent parfois se battre en période de reproduction.
    Si vous voulez quelques cailles seulement pour l'agrément et pas pour une reproduction intensive, vous pouvez les élever en volière extérieure, mais il faut les rentrer en période de froid.

L' élevage des cailles demande peu d’espace.

Il suffit d’un local – garage, sous-sol – maintenu à 17° C minimum pour avoir une production toute l’année.

Une cage a lapin convient également. 

Sinon, une volière extérieure suffit.

Pour produire régulièrement, les cailles ont besoin d'une durée d’éclairage de 14 heures par jour.

La caille d’élevage est la caille japonaise : le mâle, plus petit, a la poitrine de couleur uniforme, jaune-orangée, alors que la femelle a un plumage tacheté.

 

 

     Caille femell              

            Caille mâle

 

On trouve facilement des cailles sur les marchés : aux alentours de 3 ou 4€ pièce.

Ne pas confondre avec les cailles de tir, vendues aux chasseurs pour dresser leurs chiens ou aux sociétés de chasse, plus petites.  

Aliment du commerce spécial.

Aliment pondeuse – poules – en miettes.

Blé, farine de maïs, orge, soja.

Le soja - ou soya - se trouve en farine et ne doit être donné qu'en guise de complément alimentaire.

En effet, le soja est très riche en protéines et l'excès de consommation peut entraîner des troubles chez les volailles.

L’orge fait énormément grossir les cailles.

Elle est d’ailleurs excellente pour toutes les volailles : gain de poids, chair tendre et savoureuse.

Compléter avec des asticots – de temps en temps – si vous ne donnez que du grain.

Également de la verdure bien sûr.

 

Reproduction : 

 

On accouple en général 1 mâle et 3 ou 4 femelles. 

Il est sage, pour éviter les bagarres entre mâles, d’utiliser une cage par « tribu »

 

Dès 6 semaines, la caille pond. 

Et de 200 à 300 œufs par an : ( avec nourriture poules pondeuses en miettes, à 17° C minimum et 14 heures d’éclairage.)  

Oeufs de caille

             

Traditionnellement, les œufs de caille sont utilisés – durs ou à la poêle – contre les allergies, l’asthme et pour redonner de la vigueur aux défaillances masculines.  

  

 

En captivité, les cailles ne couvent pas : il faut obligatoirement disposer d’un incubateur.

Ramasser les œufs tous les jours car les cailles sont peu soigneuses et cassent facilement les œufs pondus à même le sol, malgré la présence d’un pondoir.

Les garder 8/10 jours au plus avant de les mettre à couver.

 

A partir de là, reportez-vous au chapitre de l’élevage des poussins : c’est pareil.

Sauf que l’éleveuse doit être entièrement fermée pour éviter la fuite des cailleteaux. 

    

La caille est sacrifiée entre 6 et 10 semaines selon la nourriture que l’on a adopté pour elles. 

Bien sûr, la nourriture du commerce – plus riche – permet la durée d’élevage la plus courte.  

 

Cailleteaux à la naissance

 


 

 

 

 

 

 

 

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